Les Puces de l'Illu, édition 2018.

! ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ! Les Puces de l’Illu #6 se tiendront le 8 & 9 décembre 2018 ! ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ !

Le Campus Fonderie de l’Image organise pour la sixième fois les Puces de l’Illu, le festival de l’illustration contemporaine, du mardi 13 novembre au dimanche 09 décembre 2018.

L’occasion en plus pour l’école de se doter d’une semaine culturelle autour de la discipline de l’illu spécialement conçue et organisée pour les étudiant-es apprenti-es. Pendant LA BONNE IMPRESSION, ils et elles visitent des ateliers d’artistes, des imprimeries d’art, participent à des workshops et des colloques autour de l’édition indépendante, du dessin, des techniques d’impressions…

 

Le programme >>>>>>

13 nov – 25 novembre : La Régulière invite Marie-Pierre Brunel pour les Puces de l’Illu.
L’artiste auteure de l’affiche 2018 expose à La Régulière.
Vernissage le 15 Novembre 2018, 18h – 20h30, avec une session de flash tattoo assurée par l’illustratrice Laho
>> La Régulière, Paris XVIIIe – Evénement public > Inscription

29 novembre : Colloque inaugural des Puces de l’Illu
« Les métiers de l’illustration, chaîne de production et de diffusion« .
Avec : le graveur et typographe Guillaume Guilpart, l’illustratrice Maïc Batmane, l’illustrateur Billy Serib, la librairie La Régulière, l’agente d’illustrateurs.trices Malina Cimino, Jungles dirigé par Valentine Fried. 
>> Campus Fonderie de l’Image, Bagnolet – Evénement réservé aux étudiant-es

3 au 7 décembre : LA BONNE IMPRESSION,
la semaine culturelle autour de l’illu pour les étudiant-es apprenti-es du Campus
= visites des ateliers d’artistes & des imprimeries d’art, workshops, conférences avec Maison Tangible, Laurent Zorzin co-fondateur de la Galerie Arts Factory, Marie Pierre Brunel
>> Campus Fonderie de l’Image, Bagnolet – Evénement réservé aux étudiant-es

5 décembre, à 19h : A propos d’illustrations
Rencontres avec l’édition indépendante made in international et extraterrestre
avec Misma Editions & MONDO ZERO 
>> Point Éphémère, Paris XXe – Evénement public > Inscription

6 décembre : Afterwork Tattoo des Puces de l’Illu
Chez BlackBlade avec les artistes résident-es de l’atelier MisterMonster, Lesamoursimaginairestattoo, @Instagram.com/stentortattoo, Joey Sauvage Tattoo & Barbaraka
SPECIAL GUEST : Anna Wanda Gogusey, Roca Balboa & Laho
>> BlackBlade, Paris XVIIIe – Evénement public

8 & 9 décembre : LE SALON GRAPHIQUE & L’EXPOSITION
Illustrateurs, illustratrices, sérigraphes, graveurs, graveuses, éditeurs, éditrices,
galeristes et libraires indépendant-es exposent et présentent leurs œuvres.
Le moment d’acquérir ou d’apprécier un de vos coups de coeur dessiné ♥ !
Échanges avec les artistes, expositions, animations et ateliers d’illustrations contemporaines sont au programme.
>> Campus Fonderie de l’Image, Bagnolet – Evénement public > Inscription

 

Dessins en lutte

En 2015 au moment de publier les premiers titres de la collection féministe Sorcières, j’avais très envie d’avoir recours à des illustratrices pour réaliser les couvertures des livres. La collection se voulait un espace éditorial consacré à des textes féministes rédigés par des femmes et/ou des personnes trans, mais désirait aussi mener la démarche jusqu’au bout en travaillant presque exclusivement avec des femmes et des personnes trans pour les préfaces, les traductions et les illustrations. Il s’agissait de faire du livre le lieu de rencontre de plusieurs voix, qu’elles soient portées par le texte ou par l’image. Cet intérêt pour l’image en général, le graphisme et l’illustration en particulier, s’inscrit plus largement dans l’identité des éditions Cambourakis qui publie de la bande dessinée, des albums jeunesse et de la littérature. Les couvertures très graphiques des romans publiés et la part importante de la BD dans l’identité de la maison d’édition ont sans doute influencé la politique visuelle de la collection Sorcières. Car il s’agit réellement d’une politique de l’image, une volonté forte de faire circuler dans les librairies, les bibliothèques, les réseaux sociaux, de main en main,de regard en regard, non seulement des textes féministes produits dans les marges culturelles mais aussi le travail d’illustration de femmes et de personnes trans. Donner à lire et donner à voir…

La collection, en choisissant de féminiser les textes, en travaillant avec des illustratices/teurs se veut aussi espace d’interpellation ; certains milieux, comme celui de la bande dessinée, peinent à sortir de l’exclusivité masculine, tandis que dans d’autres comme le design et l’illustration, si les femmes semblent être majoritaires, elles n’en restent pas moins soumises aux diverses discriminations. Quant aux stéréotypes, ils continuent à prospérer dans des univers graphiques souvent aveugles aux questions égalitaires, et reproduisant des représentations, une pensée et un imaginaire normatifs en termes d’identité de genre, de sexualité, de couleur de peau, etc.

La conscience de ces discriminations d’une part, la volonté d’y remédier et de visibiliser le travail et les oeuvres graphiques des minorités d’autre part, devraient être les boussoles des éditeurs/trices, magazines papiers et Web… afin que certaines pratiques (féminisation, politique inclusive et de visibilisation) ne soient pas réservées à des collections engagées mais deviennent courantes. Des illustratices/teurs trament les nouvelles images dont nous avons besoin pour changer les représentations, faisons en sorte de les faire circuler !

Isabelle Cambourakis,
Directrice de la collection Sorcières aux éditions Cambourakis
Paris, 14 novembre 2016

Le dessin en veine

En marge des foires d’art contemporain, les salons consacrés au dessin prolifèrent et font salle comble. Depuis plusieurs années déjà, les acteurs de la communication retrouvent les valeurs de ce médium, propice à l’expression de la singularité et de l’authenticité. Depuis ses origines et au fil de son histoire, le mot illustration s’est chargé et confondu avec les notions de dessin et de représentation. Il convient de resituer les caractéristiques qui lui sont propres. Organisées et accueillies par le Campus Fonderie de l’image, école de design graphique et de multimédia, Les Puces de l’Illustration sont l’occasion de réaffirmer le lien précieux qu’entretient ce champ d’expression avec la commande, dans sa relation avec un texte, une idée, une vocation extérieure à lui-même.

L’illustration n’est jamais en errance. Elle est intentionnelle, guidée par une fonction précise ou une complémentarité prédéfinie. Si nombre d’illustrateurs formés dans des écoles d’Art décoratifs, de communication ou d’art et de design laissent fleurir une production personnelle dégagée de toute contrainte, celle-ci entretient la vitalité et le renouvellement de leur pratique. A contrario, de jeunes diplômés des Beaux Arts trouvent dans la commande et dans la relation à l’autre une motivation ou un glissement d’expérience qui leur est bénéfique.

Au-delà de ces divergences, le tracé, la marque du geste et donc l’empreinte du corps semblent guider les pratiques. Il en va de la dextérité – comme tendent à le montrer les production aux crayonnés raffinés de Fanny Casau, Sarah Abadidabou ou Violaine et Jérémy – mais aussi de moyens d’impression. La risographie, la gravure et la sérigraphie sont particulièrement représentées, dans cette troisième édition des Puces de l’illustration. Le partage de ces outils de production incite au collectif.

Les ateliers d’illustrateurs sont des lieux de mutualisation des ressources, des savoirs et ils offrent à chacun l’opportunité d’accroitre sa visibilité. Participant encore à l’éclat de la discipline, les revues et les éditions qui accordent une large place au dessin sont également à l’honneur avec la présence de l’Agrume, la revue Pan et Correspondances. Ici, aux Puces, l’illustration se chine, se mélange et s’ouvre à tous publics ; et si, elle garde le dessin en veine, elle se montre encore ! un peu plus comme un objet de dialogue.

Caroline Bouige,
Co-rédactrice en chef d’étapes : magazine,
Paris, 14 octobre 2015.

Connivences

Vers les années 1830, quand l’art de l’estampe put enfin s’associer à la typographie, par le biais notamment de la technique lithographique, le graphisme prit son essor et l’illustration s’épanouit. La lettre romantique a fait florès tandis que le dessin a accédé à un statut singulier grâce aux créations de Daumier, Grandville, Tony Johannot et plus tard de Gustave Doré. Lesquels se sont attachés également à jouer avec l’image des mots, et l’Abécédaire de Daumier est entré dans l’Histoire.

En France, la connivence entre le graphisme et l’illustration n’a cessé depuis de se renforcer. Lautrec et les Nabis concevaient leurs affiches comme des estampes et inversement; puis les photomonteurs constructivistes offrirent une nouvelle vision de la photographie autant que de l’illustration.

Dans les années 1950, Pierre Faucheux pour les besoins des clubs de livre théorisa le principe de l’iconographie symbolique, qu’il pensait pouvoir substituer à l’illustration traditionnelle, mais qui s’avéra une autre riche source pour l’illustration elle-même.

Dans les années 1960, de grands illustrateurs comme André François ou Roland Topor livrèrent des affiches ou des couvertures de livres renouvelant complètement le genre, cependant que Roman Cieslewicz mettait en pages des dossiers de Elle en les ornant de ses propres dessins. Les journaux de l’Underground émaillaient leurs formules de dessins de Crumb, qui ne réclamait aucun droit et se revendiquait de ses illustres ancêtres : Daumier et Doré.

En 1995, la revue Signes publiait un numéro exceptionnel consacré à «la jeune création graphique en France», où l’on découvrait aussi bien Placid que le studio M/M, les recherches typographiques de Pierre Di Sciullo que les sérigraphies du Dernier cri. En somme que des «Puces de l’Illustration» s’installent dans ce haut lieu des «puces de la typographie» qu’est devenu le Campus Fonderie de l’Image n’est qu’un juste retour des choses.

Michel Wlassikoff,
Historien du graphisme et de la typographie.

exposants.

Vladu Editions

Thomas Brosset

Thami

Studio Stakhanov

Simon Landrein

Silex Editions

Roca Balboa

Pugilat

Pol Edouard Flores

Pierre Poux

Pauline Furman

Nicolas Zouliamis

Nathalie Almange

Mondo Zero

MC Squirrel

Mathieu Pauget

Marthe’oh

Marie-Pierre Brunel

Marie Casaÿs

Maison Tangible

Maison Riso

Lök Zine

Lil Sire

Les éditions de la Hyène

Le Chenil

La Régulière

La duchesse et la comtesse

L’insolante

L’Atelier Boucherie

Kiki Pompon

Jungles

Jo Anne

GRODUK & BOUCAR

Fanny Demarais

Estine Coquerelle

Errratum

Elorri Charriton

Dugudus

Céline Le Gouail

Bryan Beast

Bleu Velours

BlackBlade

Billy Serib

Bertrand Salé

Antonin Faure

Antoine Baillargeau – BENGAL

Anna Wanda Gogusey

Alice Durand-Wietzel

Aka Tronchmoute (Adèle Tronchet)

Agathe Singer

476

organisateur.

  • Le Campus Fonderie de l’Image forme aux métiers de la communication visuelle et du multimédia. C’est un lieu d’échanges et de savoirs, une entité vivante, ouverte et créative.          

partenaires.

  • étapes: le magazine international du graphisme, du design, de l’image et de la création.

    L’Île-de-France est une région historique et administrative française.

    Partenaire des Puces de l’Illustration, la Mairie de Bagnolet valorise les actions culturelles de son territoire.

    Fedrigoni, un des premiers fabricants de papiers spéciaux en Europe, s’attache depuis ses origines à fabriquer et distribuer des papiers de création.

    L’Afdas est le partenaire formation des professionnels de la culture, de la communication, des médias et des loisirs.

    Le département de la Seine-Saint-Denis est un département français situé au nord-est de l’agglomération parisienne.

partenaires événementiels.

  • Suite des partenaires
  • Galerie d’art à paris => scene graphique contemporaine depuis 1996

    Le premier salon de tatouage en espace de coworking a Paris.

    Le magazine collaboratif dédié à la photographie, l’illustration, la musique et la mode

    Artiste multi-disciplinaire. Retrouvez-la lors du salon.

    Jungles a pour objectif de donner de la visibilité à la jeune scène d’illustrateurs et à la diversité de leurs pratiques.

    Fondé en 2004, Kiblind Magazine est le média français dédié à la culture visuelle et l’illustration contemporaine.

    La Régulière est une librairie orientée vers le livre d’image

    Maison d’illustration, de design graphique et de typographie

  • Imprimerie artisanale & studio dédié à la risographie.

    Collectif d’artistes et maison d’édition à Bordeaux.

    Un lieu qui accueille designers, graphistes et éditeurs-trices

    Agent d’illustrateurs-trices

    Centre de dynamiques artistiques avec une programmation d’expositions, de concerts et d’événements

    Posca est un outil de création pour tous les supports

    6 B

    Le 6B est un lieu de création et de diffusion à Saint-Denis.

contact

  • Campus Fonderie de l'Image
    01 55 82 41 41
    83 avenue Gallieni
    93170 Bagnolet
    M° Gallieni (ligne 3)
  • pucesillu@campusfonderie
    delimage.org
    N'hésitez pas à nous contacter.

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