Les Puces de l'Illustration sont un salon graphique dédié l'illustration contemporaine et à ses nombreux acteurs et actrices. A travers une programmation renouvelée chaque année, le Campus Fonderie de l'Image en partenariat avec étapes: magazine et Fedrigoni ouvre ses portes pour accueillir les talents émergents ou les professionel-les reconnu-es et dessiner momentanément la scène de l'illustration. L'événement est un moment de rencontres privilégié et convivial entre professionnels de l'illustration, curieux et aficionados des arts graphiques. Les Puces de l'Illustration s'intègrent dans un programme de manifestations graphiques et un cycle de conférences animées par des professionnels des métiers d'art organisé annuellement au sein de l'établissement supérieur Campus Fonderie de l'Image..

L’équipe du Campus
Bagnolet, mercredi 16 décembre 2015.

Le dessin en veine

En marge des foires d’art contemporain, les salons consacrés au dessin prolifèrent et font salle comble. Depuis plusieurs années déjà, les acteurs de la communication retrouvent les valeurs de ce médium, propice à l’expression de la singularité et de l’authenticité. Depuis ses origines et au fil de son histoire, le mot illustration s’est chargé et confondu avec les notions de dessin et de représentation. Il convient de resituer les caractéristiques qui lui sont propres. Organisées et accueillies par le Campus Fonderie de l’image, école de design graphique et de multimédia, Les Puces de l’Illustration sont l’occasion de réaffirmer le lien précieux qu’entretient ce champ d’expression avec la commande, dans sa relation avec un texte, une idée, une vocation extérieure à lui-même.

L’illustration n’est jamais en errance. Elle est intentionnelle, guidée par une fonction précise ou une complémentarité prédéfinie. Si nombre d’illustrateurs formés dans des écoles d’Art décoratifs, de communication ou d’art et de design laissent fleurir une production personnelle dégagée de toute contrainte, celle-ci entretient la vitalité et le renouvellement de leur pratique. A contrario, de jeunes diplômés des Beaux Arts trouvent dans la commande et dans la relation à l’autre une motivation ou un glissement d’expérience qui leur est bénéfique.

Au-delà de ces divergences, le tracé, la marque du geste et donc l’empreinte du corps semblent guider les pratiques. Il en va de la dextérité – comme tendent à le montrer les production aux crayonnés raffinés de Fanny Casau, Sarah Abadidabou ou Violaine et Jérémy – mais aussi de moyens d’impression. La risographie, la gravure et la sérigraphie sont particulièrement représentées, dans cette troisième édition des Puces de l’illustration. Le partage de ces outils de production incite au collectif.

Les ateliers d’illustrateurs sont des lieux de mutualisation des ressources, des savoirs et ils offrent à chacun l’opportunité d’accroitre sa visibilité. Participant encore à l’éclat de la discipline, les revues et les éditions qui accordent une large place au dessin sont également à l’honneur avec la présence de l’Agrume, la revue Pan et Correspondances. Ici, aux Puces, l’illustration se chine, se mélange et s’ouvre à tous publics ; et si, elle garde le dessin en veine, elle se montre encore ! un peu plus comme un objet de dialogue.

Caroline Bouige,
Co-rédactrice en chef d’étapes : magazine,
Paris, 14 octobre 2015.

Connivences

Vers les années 1830, quand l’art de l’estampe put enfin s’associer à la typographie, par le biais notamment de la technique lithographique, le graphisme prit son essor et l’illustration s’épanouit. La lettre romantique a fait florès tandis que le dessin a accédé à un statut singulier grâce aux créations de Daumier, Grandville, Tony Johannot et plus tard de Gustave Doré. Lesquels se sont attachés également à jouer avec l’image des mots, et l’Abécédaire de Daumier est entré dans l’Histoire.

En France, la connivence entre le graphisme et l’illustration n’a cessé depuis de se renforcer. Lautrec et les Nabis concevaient leurs affiches comme des estampes et inversement; puis les photomonteurs constructivistes offrirent une nouvelle vision de la photographie autant que de l’illustration.

Dans les années 1950, Pierre Faucheux pour les besoins des clubs de livre théorisa le principe de l’iconographie symbolique, qu’il pensait pouvoir substituer à l’illustration traditionnelle, mais qui s’avéra une autre riche source pour l’illustration elle-même.

Dans les années 1960, de grands illustrateurs comme André François ou Roland Topor livrèrent des affiches ou des couvertures de livres renouvelant complètement le genre, cependant que Roman Cieslewicz mettait en pages des dossiers de Elle en les ornant de ses propres dessins. Les journaux de l’Underground émaillaient leurs formules de dessins de Crumb, qui ne réclamait aucun droit et se revendiquait de ses illustres ancêtres : Daumier et Doré.

En 1995, la revue Signes publiait un numéro exceptionnel consacré à «la jeune création graphique en France», où l’on découvrait aussi bien Placid que le studio M/M, les recherches typographiques de Pierre Di Sciullo que les sérigraphies du Dernier cri. En somme que des «Puces de l’Illustration» s’installent dans ce haut lieu des «puces de la typographie» qu’est devenu le Campus Fonderie de l’Image n’est qu’un juste retour des choses.

Michel Wlassikoff,
Historien du graphisme et de la typographie.

Regarder, découvrir, échanger

Le Campus Fonderie de l’Image est un lieu reconnu en Île-de-France pour ses événements éclectiques : artistiques, culturels, liés au développement de l’emploi et à l’entrepreneuriat. Dédié aux métiers de la communication visuelle et de la création numérique, l’établissement s’engage sur son territoire en concevant un projet pédagogique innovant pour lequel les équipes passionnées s’évertuent à accompagner les talents et les faire découvrir.

Devant le succès croissant des Puces de l’illustration, nous sommes heureux de vous proposer une ‟session 3″ sur deux journées pleines, un week-end d’enrichissement de votre champ visuel avec les illustrateurs de la « nouvelle scène graphique ». Je remercie toutes les équipes du Campus Fonderie de l’Image qui se donnent chaque année le challenge d’imaginer une programmation inédite. Qu’il s’agisse des artistes participants ou des animations rythmant la journée, les Puces de l’Illustration se réinventent chaque année tout en conservant l’esprit convivial qui caractérise nos événements culturels et professionnels.

Les Puces de l’illustration sont surtout une rencontre amicale pour les designers, illustrateurs, graphistes, éditeurs, auteurs, commanditaires, professionnels du livre et de l’édition numérique, les étudiants et les amateurs. Talents émergeants ou illustres illustrateurs, ils seront les garants deux jours durant des innovations et des expériences conquises en expéditions courageuses sur la face encore cachée du design graphique, dévoilée au Campus Fonderie de l’Image pour le plaisir de tous.

François Albinet,
Directeur du Campus Fonderie de l’Image,
Bagnolet, 19 octobre 2015.

Organisateur.

Partenaires.

  • étapes: le magazine international du graphisme, du design, de l’image et de la création.

    Le Centre national des arts plastiques est engagé dans la création contemporaine.

    Partenaire des Puces de l’Illustration, la Mairie de Bagnolet valorise les actions culturelles de son territoire.

    Fedrigoni, un des premiers fabricants de papiers spéciaux en Europe, s’attache depuis ses origines à fabriquer et distribuer des papiers de création.

    Le Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis, premier du genre en Europe, présente, depuis plus de trente ans, un panorama complet de la production éditoriale jeunesse proposé par près de quatre cent vingt exposants.

Contact

  • Campus Fonderie de l'Image
    01 55 82 41 41
    83 avenue Gallieni
    93170 Bagnolet
    M° Gallieni (ligne 3)
  • pucesillu@campusfonderie
    delimage.org
    N'hésitez pas à nous contacter.

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